Courrier de LORI à l’UNESCO

Courrier de LORI à l’UNESCO
Juin

3

2016

Courrier de LORI à l’UNESCO

En réponse à la résolution de l’Unesco qui nie l’histoire juive de Jérusalem…

_________________________________________________

Les Œuvres rassemblées pour Israël ont adressé un courrier à Monsieur Michaël WORKS, président de l’UNESCO et à Madame Irina BOKOVA, directrice Générale.

_________________________________________________

logo-lori-2Adresse postale: LORI
BP 317 26402 CREST Cedex

E-mail: relations-publiques@lorisrael.fr

Site web: www.lorisrael.fr

 

                                            Monsieur Michaël WORKS
                                            Président de l’UNESCO
                                            Madame Irina BOKOVA
                                            Directrice générale de l’UNESCO
                                            7, place de Fontenoy 75352 PARIS

 

Monsieur le Président,

Madame la Directrice,

Messieurs les Représentants des nations,

Nous voudrions tout d’abord vous exprimer notre profond respect et, en même temps, vous faire part de notre indignation  par rapport au vote qui a eu lieu en avril dernier et qui concerne Israël et la Palestine.

Les  propos qui suivent ont été validés par l’ensemble des associations qui se fédèrent sous l’intitulé « L.O.R.I. – Les Œuvres Rassemblées pour Israël ».

Après avoir examiné les textes votés par l’UNESCO en avril 2016, nous avons tenu à vous écrire pour vous exprimer notre consternation.

Israël, puissance occupante ?

A la première lecture, il nous est apparu que ce texte est totalement orienté, et cela entache des prises de position qui pourraient éventuellement prêter à réflexion. En effet, les rédacteurs ont associé le nom d’Israël, pays démocratique reconnu par les Nations Unies depuis 1947, avec l’expression « Puissance occupante » plus de 16 fois dans l’intégralité du texte.

Des sites palestiniens ?

En ce qui concerne l’identification des sites comme palestiniens : Al-Khalil/Hébron, Bethléem, la  porte Al-Rahma, la place Al-Buraq (place du Mur occidental), ceci démontre une méconnaissance historique ou bien un choix délibéré qui cherche à effacer les traces des racines juives que l’on retrouve dans la Bible, pierre angulaire de notre civilisation.

Pour Hébron et Bethléem, nous ne nions pas que ces deux villes se trouvent actuellement en « Cisjordanie » ; mais nous voudrions simplement vous faire remarquer que:

    – la ville d’Hébron, déjà présente dans le texte biblique depuis plus de 3000 ans est la ville des patriarches que sont Abraham, Isaac et Jacob. C’est là qu’Abraham a été enterré avec sa famille : Sarah, Isaac, Rébecca, Jacob et Léa. Vous remarquerez que l’on ne trouve aucune trace de personnage islamique dans le tombeau.

    – Cette ville, ancienne cité royale cananéenne, devint sous le roi David la capitale du Royaume de Juda, jusqu’à sa prise de Jérusalem.

    – Après la destruction du Temple de Jérusalem, la plupart des Israélites d’Hébron ont été exilés à Babylone vers – 587 et sous la domination achéménide, une partie des Juifs sont retournés dans leur ville d’origine pour reprendre ce qui leur avait été confisqué.

    – Pour ce qui est de Bethléem, il suffit de lire les évangiles pour se rendre compte que ce village a vu la naissance de Jésus, le Messie d’Israël, ce village, cité également dans les écritures juives (prophète Michée) est une composante de l’histoire du peuple Juif et de son ouverture au monde.

    – Dans le livre de la Genèse, Bethléem est le lieu du décès de Rachel, la femme du patriarche Jacob et l’endroit de la naissance de son fils Benjamin. Dans les livres de Samuel, les textes nous précisent également que c’est l’endroit de la naissance du roi David. Tous sont des personnages de l’histoire juive.

Jérusalem, la cité de David.

Tout d’abord la porte Al-Rhama, soi-disant fermée par Israël et interdite de rénovation

    – Pour ce qui est de la porte « Al-Rhama », nous voudrions simplement attirer votre attention sur le fait qu’elle se traduit par « porte de la Miséricorde » ou encore par « Porte d’Or ». C’est par cette porte qu’est entré dans Jérusalem le Christ. Le monde chrétien célèbre cet évènement par la « Fête des Rameaux ».

    – Cette porte a été fermée en 1541 par Soliman le Magnifique pour empêcher le Messie d’entrer dans Jérusalem. Un cimetière a même été construit devant la porte, car les musulmans étaient convaincus que le Messie ne pouvait en tant que prêtre, passer par un tel lieu pour aller au Temple.

Ensuite la place Al-Buracq et la rampe des Maghrébins

    – Cette place est, en fait, le mur ouest des fondations de l’esplanade érigée par Hérode le grand pour y construire le Temple de Jérusalem.

    – Selon la tradition, c’est à cet endroit qu’Abraham, encore lui, attacha son âne quand il vint pour sacrifier son fils Isaac sur le mont Morija, plusieurs milliers d’années avant la venue de l’Islam en terre d’Israël.

            Le nom communiqué par l’Unesco «  Place Al-Buracq » fait mention d’une légende islamique comme quoi un coursier fantastique « Bouraq » venu du paradis aurait en une nuit (au VIIème siècle de notre ère) amené le prophète Mahomet de la Mecque à Jérusalem.

L’iconographie musulmane représente  ce coursier avec une tête de femme, un corps de cheval, des ailes et une queue de paon.

Par ailleurs, dans sa décision d’inscription de la vieille ville de Jérusalem au patrimoine mondial, le même Unesco la définissait ainsi « Parmi ses 220 monuments historiques, se détache le formidable Dôme du Rocher, construit au VIIe siècle et décoré de beaux motifs géométriques et floraux. Il est reconnu par les trois religions comme le lieu du sacrifice d’Abraham. Le mur des Lamentations sert de limite aux quartiers des différentes communautés religieuses, tandis que la Rotonde de la Résurrection abrite le tombeau du Christ. »

Il y a donc une incohérence flagrante de l’UNESCO qui utilise aujourd’hui une appellation « islamique » pour ces lieux, niant ainsi la présence historique de toute autre religion, et plus particulièrement du judaïsme.

Démolitions illégales ou mises en valeur du patrimoine ?

Pour finir – car nous avons conscience de la longueur de notre texte – nous voulons aborder la déclaration I.B.2-21 de l’Unesco : « l’Unesco – se déclare profondément préoccupé par les démolitions illégales de vestiges omeyyades, mamelouks  et ottomans, ainsi que les travaux et fouilles intrusifs dans et autour de la rampe d’accès à la Porte des Maghrébins et demande à Israël, la Puissante occupante, de cesser ces démolitions, fouilles et travaux ».

Ayant organisé plusieurs dizaines de voyages en Israël qui représentent des milliers de voyageurs témoins, nous pouvons affirmer que les travaux – appelés « démolitions » par l’UNESCO – n’existent que pour mettre en valeur ces sites porteurs d’une histoire qui va au-delà du VIIème siècle de notre ère.

Pendant des années, le Waf a par contre effectué des fouilles dans les sous-sols de l’esplanade, qui ont mis à mal non seulement des vestiges archéologiques, mais qui ont également fragilisé les structures actuelles. Ceci sans pour autant que la Communauté Internationale ne réagisse.

Affirmation divine

Enfin, nous voulons laisser le dernier mot à la Bible qui s’adresse aussi bien aux Juifs qu’à toutes les nations, y compris à la France représentée à l’UNESCO.

La Bible, fondement de notre identité chrétienne, est un livre juif qui décrit l’histoire d’un peuple, de sa ville Jérusalem et de son pays avec une ouverture aux nations.

Un verset que l’on trouve dans le livre de la Genèse (Bible) : « Et l’Eternel dit à Abram : Va-t’en hors de ton pays (Chaldée) et de ta parenté, et de la maison de ton père, vers le pays que je te montrerai (Canaan). Et je te ferai devenir une grande nation, et je te bénirai, et je rendrai ton nom grand, et tu seras une bénédiction. Et je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi ». (Genèse 12 : 1-3)

Par ces résolutions et par le soutien de la France au texte de l’UNESCO, notre pays s’est associé à une entreprise de falsification de l’Histoire d’une rare violence symbolique, qui contribue à dépouiller le peuple juif de son patrimoine historique et spirituel !

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, Madame la Directrice et Messieurs les représentants des nations,  l’expression de nos respectueuses salutations.

 

 

Les représentants mandatés des Œuvres Rassemblées pour Israël

 

Ambassade Chrétienne de Jérusalem                       Chrétiens Amis d’Israël-France

Josiane BRASSAC                                                       André VANNIEUWENHUYSE

 

Ebenezer-France                                                                Emeth-Association

Xavier DARRIEUTORT                                                           Jacques CHARRAT-BOUTIQUE

 

Keren-Israël                                                                         Objectif France

Jean-Marc THOBOIS                                                              Bernard LEYCURAS

 

Association Shalam                                                           Union de Prière de Charmes

Céline SOMMER                                                                  Christian JULLIEN

 

Vers l’Olivier de la Réconciliation

Patrick BARBA

 

 

logo-lori-2Les Œuvres Rassemblées pour Israël est un collectif chrétien d’associations: Ambassade chrétienne Internationale de Jérusalem – Chrétiens Amis d’Israël – Ebenezer France – Emeth Association –  Keren Israël – Objectif France – Shalam – Vers l’Olivier de la Réconciliation – l’Union de prière.